mercredi 5 octobre 2011

Le yin et le yang

Ou la présence de l'absence.
Il y a cette puissance dans la disparition qui ne cesse de m'intimider.
Une affiche dans un couloir et c'est François tout entier, lui mort et lui qui était vivant qui me transperce, me fait trembler. La Cité interdite au Louvre. Comment aller voir cette exposition sans souffrir irrémédiablement de son absence mais comment ne pas y aller? Il n'aurait raté cette expo pour rien au monde et ne vous aurez pas raté si vous l'aviez manquée. Lui être si reconnaissant d'avoir ouvert tous ces chemins et en même temps serrer les poings. Cette position en double détente est troublante, très. Elle est est à la fois inconfortable et lumineuse, elle surgit au coin de la rue, elle frappe en plein visage, fait mal et bien à la fois - bon sang ce que je donnerais pour pouvoir lui dire un mot, boire juste une bière, juste une, et lui raconter cette expo qu'il ne verra pas. François se contorsionne sous mon affiche déchirée dans des trous de briques rouges, il fait une grimace, on ne sait pas si elle est de douleur ou de clown ou les deux et il repart jusqu' à la prochaine incursion. C'est bien ainsi, tu es vide et plein à la fois, tu ne m'oublies pas!

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